Une grande partie des terrains du Vendéopôle a été et est encore l'objet de fouilles archéologiques préventives. Ces fouilles rendues obligatoires par la loi, nous permettent de découvrir à quel point les peuplements et les lieux d'activités ont été variés dans le cours de l'histoire sur le secteur de Sainte Hermine.
C'est ainsi que le chantier archéologique des Aubrais, d'une durée de deux mois et demi (début juillet 2009 à mi septembre 2009) a permis de révéler les traces d'un habitat datant du début de l'époque dite mérovingienne (donc fin du cinquième siècle début du sixième).
C'est ce lieu que quelques uns d'entre nous ont eu le plaisir de visiter le samedi 29 août 2009.
Le site ne révéle rien de spectaculaire au premier coup d'oeil et il a fallu aux néophytes que nous sommes, toutes les lumineuses explications d'Ugo Cafiero, archéologue, pour que petit à petit, ce terrain rougeâtre et nu se mette à parler ou du moins à balbutier.
Par exemple, qui peut voir sur la photo ci dessous (et sur le terrain on ne distingue guère mieux) une pierre à aiguiser et des morceaux de pot ?
C'est ainsi que de trous en excavations, de terres plutôt noires en terres plutôt rouges, nous avons vu des trous de poteaux et deviné la structure des constructions, vu des silos à grains, des fours à sel, des voies de circulations et imaginé les activités de cet habitat.
Ugo Cafiero nous a livré quelques unes de ses hypothéses (il reste beaucoup de vérifications à faire), à savoir que le terrain était plus accidenté qu'il ne l'est actuellement.
Il a découvert une doline "tout simplement" parce qu'après décapage à la pelleteuse, une surface circulaire de quelques dizaines de mètres carrés présentait des différences de ton avec le sol environnant. Et dans ce cas, il fallait savoir pourquoi.
Donc, on a creusé. Jusqu'à quatre mètres dans cet exemple et l'on comprend : l'effondrement du terrain, l'occupation du fond de la doline à un moment de notre histoire et son comblement naturel ou pas à un autre moment.

Sur la photo précédente, on peut voir le creusement de la doline et sur la photo de droite des traces de foyer, des pierres qui ont constitué l'angle d'une construction et en haut à gauche ,une accumulation de cendres (et non pas une grosse pierre!)
Les trous de poteaux sont très visibles ainsi que les fonds de silo. Ils sont les traces de constructions en bois et d'activités agraires.
Ces constatations faites, il reste évidemment beaucoup d'hypothèses à vérifier et de mystères à élucider.Il va falloir attendre que les professionnels nous livrent les résultats de leur enquête pour savoir ce que faisaient ces gens aux Aubrais à la fin du Véme siécle.
Tous nos remerciements à Ugo Cafiero, responsable du chantier, qui n'a pas hésité à prendre sur son temps libre pour tout nous expliquer.
(Texte Claude Gilbert Photos Bernard Pouchain)
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